Strasbourg : saisie douanière d’un trésor archéologique

Strasbourg archéologie

20Minutes, Alexia Ighirri, 27.03.18 : “Strasbourg: Statuettes de Mercure, pièces de monnaies ou silex, plus de 1.000 objets archéologiques saisis par la douane”

PATRIMOINE Le trésor archéologique, résultat de deux saisies par la brigade des douanes de Strasbourg-Entzheim, a été présenté mardi…

Un « trésor archéologique », dixit la douane. Statuettes de Mercure, monnaies gauloises, romaines et gallo-romaines en bronze, argent et or, ou encore des collections de fibules (épingle pour vêtement), de silex, de céramique… Plus de 1.000 objets archéologiques antiques ont été saisis par les douaniers chez deux Bas-Rhinois.

La direction régionale des douanes de Strasbourg et la direction régionale des affaires culturelles du Grand Est (Drac) ont présenté le butin, mardi matin.

Il est issu de deux saisies de biens culturels réalisées par les agents de la brigade des douanes de Strasbourg-Entzheim dans le cadre de leur mission de lutte contre le trafic de biens culturels.

La première affaire a été réalisée le 28 novembre 2017 et concerne un individu (aucun élément d’identité ne sera communiqué) soupçonné « de se livrer au commerce en ligne d’objets issus de fouilles illégales », indique Christine Durringer, directrice régionale des douanes et droits indirects de Strasbourg. A son domicile, 634 objets antiques et archéologiques, en provenance du Sahara, de Dordogne mais en très grande partie du sud du département bas-rhinois, d’une valeur estimée à plus de 52.000 euros, ont été saisis.

Une possible grosse condamnation

La seconde affaire, réalisée le 4 mars 2018, a débuté par la découverte dans le véhicule d’un individu, expliquant revenir d’une bourse aux armes, d’un couteau, d’un poignard et d’une baïonnette. Alors que les services douaniers pensaient retrouver à son domicile d’autres armes, ils ont mis la main sur 528 pièces de monnaie anciennes et de fibules détenues illégalement, d’une valeur estimée à 120.000 euros. Ainsi qu’un détecteur de métaux, dont l’usage est réglementé, et des cartes retraçant les anciennes voies romaines.

Les investigations sont encore en cours. Les deux hommes peuvent, selon le Code pénal, risquer jusqu’à une peine de sept ans de prison. Que deviendront les objets culturels saisis ? Les services de la Drac ont encore besoin de travailler sur les pièces de monnaie pour pouvoir les dater. Leur destination dépendra ensuite « de leur nature et de leur intérêt scientifique », précise Christian Nègre, directeur régional adjoint de la Drac du Grand Est.

Image de pièces romaines saisies par la Douane. 20minutes.fr