Du nouveau sur Léonardo

Léonard de Vinci livre 2017

Notre connaissance de la vie et l’art de Léonard de Vinci a toujours comporté quelques zones d’ombre, malgré que l’artiste est un des plus connus au monde.

Du sourire de la Joconde à la cause du décès de Léonard, chaque étape de sa vie et oeuvre comporte une part de mystère. Ces mystères, les scientifiques et historiens essaient de percer depuis des siècles. Dernier débat en date : l’identité de sa mère. Un des rares éléments connus jusqu’ici était son prénom : “Caterina”. Ce prénom a valeur d’indice pour de nombreux chercheurs puisqu’il est extrêmement répandu chez les esclaves au XVè siècle. Léonard, fils d’une esclave d’Afrique du Nord, voire du Moyen Orient ? Prof. Martin Kemp en doute. L’expert de de Vinci, professeur émérite à Oxford, pense que le nom complet de Caterina est Caterina di Meo Lippi. Caterina était une orpheline âgée d’à peine 15 ans au moment de la naissance de son fils. Les archives des taxes foncières de l’époque permettraient de faire la lumière sur ces pans d’histoire restés dans l’oubli.

De ces archives, Prof. Kemp et Dr. Giuseppe Pallanti (co chercheur) ont pu également déterminer que la petite Caterina aurait été séduite par un ambitieux avocat Florentin de 9 ans son aîné, Ser Piero de Vinci. La famille de ce dernier, sur le point de se marier, aurait constitué une petite dot pour permettre à la jeune fille enceinte de trouver un parti. 9 mois après le passage de Ser Piero dans la campagne Florentine, le 15 avril 1452, naît Léonard. Sa naissance et son enfance auraient d’ailleurs lieu dans la ferme des de Vinci plutôt qu’à Vinci. En effet, l’enfant illégitime de Ser Piero et Caterina est mentionné dans les archives fiscales de 1457 du père de Ser Piero.

C’est une mauvaise nouvelle pour la municipalité de Vinci, dont la Casa Natale est une source de revenus importante. Mais une bonne pour les historiens de l’art, chercheurs et amateurs de Léonard: il reste encore des mystères à percer.

Ces révélations et bien d’autres seront publiées dans quelques jours prochain par Prof. Martin Kemp et Dr. Giuseppe Pallanti, dans leur livre Mona Lisa : the people and the painting (2017, Oxford University Press)