Attention, vols d’invaders !

Invader ISS space

Les réseaux sociaux parisiens sont en ébullition. Des individus ont réussi à voler plus d’une vingtaine d’oeuvres d’Invader en plein jour, au nez et à la barbe de tout le monde.

Tout le monde connaît Invader. Vous avez forcément vu au détour d’une rue un de ses “space invaders”, ces petits extra-terrestres pixellisés, faits en carrelage. L’artiste, inspiré de l’univers du jeu vidéo des années 1980 est un français souhaitant rester anonyme. Actif depuis 1998, Invader essaime ses oeuvres dans le monde entier et les répertorie sur son site. A ce jour, on décompte 3501 space invaders répartis sur 72 pays. Un 3502ème est dans l’espace, à bord de l’International Space Station.

Si les space invaders volent, ils sont également volés. Le phénomène date d’il y a quelques années et a pris une nouvelle dimension lorsqu’une oeuvre d’Invader s’est vendue aux enchères pour environ 220’000 € à Hong Kong en 2015.

Ces dernières semaines, deux voleurs ont sévi en plein jour. Déguisés en agents de la ville de Paris, armés d’une échelle et d’un burin, ils ont tant bien que mal délogé plusieurs space invaders de leur habitat naturel. De nombreuses oeuvres ont d’ailleurs été endommagées dans l’action. Les badauds, curieux de l’entreprise, ont demandé aux voleurs ce qu’ils faisaient. “Ordres de la maire de Paris”, ont-ils eu comme réponse. Paris se réclamant être la ville du Street Art par excellence, il n’en a pas fallu plus pour que des photos des comparses se retrouvent sur les réseaux sociaux. Et la ville de Paris de remercier les photographes amateurs, et de porter plainte contre dégradation.

L’artiste n’est pas surpris de ce genre d’opérations. Pour rappel, les space invaders faits pour le marché sont accompagnés de certificats d’authenticité. Ceux qui sont sur les murs, dans l’espace public, appartiennent à la rue. Le porte parole d’Invader rappelle d’ailleurs que les oeuvres déscellées n’ont pas plus de valeur que le matériau qui a servi à les faire, soit le prix de simples carreaux de faience.

Si vous vous voyez proposé une de ces oeuvres, signalez-le.

Space2 in the hands of ESA astronaut Samantha Cristoforetti, in the ISS / Photo : ESA/NASA